Le style Peaky Blinders, ce n’est pas qu’une question de veste de costume ou de chemise blanche. Non. Un vrai détail fait la différence : le foulard. Drapé autour du cou, soyeux ou en laine, il vient rehausser les silhouettes avec ce petit twist à l’anglaise, subtilement rétro. Et pour les adeptes du style affirmé jusqu’au bout des manches, rien ne remplace l’allure d’une authentique montre à gousset steampunk glissée dans la poche de votre veston. Une pièce qui, au fil du temps, a su séduire tous les passionnés d’élégance vintage. Alors, comment adopter ce style culte ? Plongeons ensemble dans l’univers des Peaky Blinders.
Comment avoir le style Peaky Blinders : les bases
Adopter le style Peaky Blinders, c’est bien plus que s’habiller comme Tommy Shelby pour une soirée à thème. C’est retrouver dans son vestiaire masculin l’esprit habillé, robuste mais soigné, des années 1920 – ce moment où les hommes savaient marier élegance, fonctionnalité et une pointe d’insolence. Dès l’enfilage de la veste de costume homme, la transformation commence : coupe cintrée (jamais oversize), épaules marquées, revers imposants, et pochette à la boutonnière si le cœur vous en dit.
On continue avec un pantalon à pinces, plutôt coupe droite ou slim fit selon votre morphologie, dans des tons sobres : bleu marine, gris foncé, marron, beige, parfois un imprimé discret façon prince de Galles. La chemise ? Souvent blanche, parfois rayée, à manches longues et col ferme, bien rentrée dans le pantalon. Osez la version col club ou col montant pour rester dans le ton. Un faux air de bad boy chic.
Ce qui fait l’âme du style ? Un savant mélange d’accessoires : gilet ajusté, casquette anglaise en laine ou tweed, bretelles, derbies cirées. Et, pour la petite touche sensorielle, imaginez l’odeur légèrement piquante d’un costume en velours côtelé croisé, fraichement sorti du pressing, posé nonchalamment sur un dossier de chaise club. On s’y croirait. 😏
L’art de choisir la veste : tweed, laine et personnalité
Indispensable : la veste en tweed ou en laine épaisse, emblème même du style britannique. Souvent à carreaux, parfois unie pour varier les humeurs, elle s’enfile facilement sur un pull léger en maille ou un gilet de costume bien coupé. La matière lourde épouse les épaules, les revers larges encadrent la carrure et chaque bouton semble raconter une histoire.
Et, si l’on réfléchit aux coupes, priorité à l’ajustée ou au cintrée, surtout pour éviter tout effet « sac ». Le secret, c’est la superposition : chemise blanche ou fine rayures, pull léger, puis la veste – parfois agrémentée d’un manteau long pour les jours d’automne-hiver. Les coloris ? Restez sur du foncé, du beige ou du marron clair – le bleu marine est aussi parfaitement adapté, surtout si vous souhaitez contraster avec une cravate ou un foulard imprimé.
Astuce de Shelby : relevez le col lors des matins frisquets ou pour afficher une attitude plus affirmée. Et testez le blazer croisé, moins formel que le costume, terriblement efficace pour se glisser discrètement dans un vestiaire actuel.
Pantalons, coupes et matières : l’équilibre parfait
La tenue Peaky Blinders se construit autour d’un pantalon impeccable, ni trop ample ni trop moulant. Le pantalon chino, le jean brut ou le pantalon de costume à la coupe droite (voire slim pour les silhouettes longilignes) compose la garde-robe idéale du gentleman urbain. Les matières ? Privilégiez le lin, la flanelle ou la laine vierge, à la fois robustes et naturelles. Pour les audacieux, le velours côtelé ou une teinte kaki façon « worker » donne de la texture à l’ensemble.
Pensez à replier légèrement les bas pour révéler vos chaussures montantes. En automne, la sensation d’un ourlet effleurant l’extérieur d’une bottine en cuir foncé – un vrai petit frisson sur la cheville.
Petit conseil : le pantalon taille haute donne de l’allure à toutes les morphologies et souligne la silhouette, notamment porté avec un gilet sans manches. Osez la touche années folles, mais avec une coupe moderne. Les bretelles sont la bienvenue pour remplacer la ceinture, fidèles complices de l’élégance casual chic masculine comme féminine.
Shirts, chemises et cols : bien choisir le haut
Le style Peaky Blinders, c’est le chic du détail. La chemise homme, pièce maîtresse, doit être choisie dans une coupe ajustée, ni trop ample ni trop près du corps. Privilégiez les tissus naturels : coton peigné, lin pour l’été, popeline blanche toute l’année. Le col? Club, droit ou croisé. Légèrement rigide, bien amidonné, pour tenir élégamment sous la veste ou le gilet.
Pour les soirées ou grands rendez-vous, n’hésitez pas à sortir le shirt à manches longues à rayures, ou la chemise à petits pois, clin d’œil discret à la mode anglaise d’antan. Associez-la à une cravate fine ou un nœud papillon pour la grande occasion. Au quotidien, le col boutonné ou col rond peut faire l’affaire, souligne quant à lui la dimension décontractée.
Un petit détail qui change tout : laissez apparaître les manchettes de la chemise sous la veste – comme une frange délicate le long du poignet. Manière de montrer, sans en faire trop, que l’élégance n’est jamais un hasard.
Le chapitre foulard : la pièce signature Peaky Blinders
Impossible d’embrasser vraiment le style Peaky Blinders sans aborder l’art du foulard. Large ou étroit, en soie, coton ou laine, il glisse comme une écharpe discrète sous le col de la chemise blanche ou sous un gilet légèrement déboutonné. C’est la touche finale, ce soupçon de nonchalance étudiée qui rehausse même le plus sobre manteau. Dans la série comme sur le bitume, le foulard s'invite parmi les incontournables du vestiaire masculin et féminin.
En pratique ? Pliez-le en triangle, faites un tour autour du cou, et laissez retomber les extrémités devant la chemise, façon coupe-vent rétro. Optez pour des couleurs anglaises : bleu foncé, bordeaux, beige, ou des imprimés à pois et rayures.
Une micro-anecdote ? Winston, vieil ami de la famille Shelby, ne sortait jamais sans son foulard rayé bleu marine. À chaque frôlement du tissu contre sa peau, il retrouvait le parfum de la lavande séchée – souvenir d’enfance et de liberté retrouvée. C’est là toute la magie du style : il est chargé de sensations et de mémoire. Alors, osons le foulard, car c’est LE détail qui transforme une silhouette ordinaire en personnage de cinéma.
Accessoires et chaussures : soignes ton vestiaire jusqu’au bout
Impossible d’oublier les accessoires, ces complices discrets d’un dressing masculin ou féminin soigné. On pense d’abord à la casquette en tweed, signature Shelby. Mais aussi à la pochette colorée, glissée dans la poche poitrine d’un blazer, et à la montre gousset qui tictaque, suspendue par une élégante chaîne dorée ou argentée – le genre de détail qu’on retrouve rarement dans le prêt-à-porter contemporain.
Côté chaussures, les derbies en cuir vieilli, les bottines, et même quelques boots raffinées, sont à privilégier. Le jean brut roulotté sur la cheville fait écho à l’époque : c’est une silhouette simple, mais très travaillée. N’oubliez pas les chaussettes montantes, souvent en laine épaisse, pour l’hiver, ou en coton fin, assorties à la couleur du pantalon – le style, c’est dans les détails.
Piochez parmi les accessoires signature : bretelles, cravate étroite, chapeau melon, voire épingle à cravate pour affirmer son goût du détail. Les puristes n’hésitent pas à compléter leur panoplie d’une pochette de veste imprimée ou d’une ceinture en cuir travaillé, sobre mais terriblement efficace.
Et pour casser la rigueur, pourquoi ne pas mixer le look avec des baskets immaculées ou une parka zippée, clin d’œil moderne à la décontraction britannique ?
Mixer et moderniser : apporter ta touche personnelle
Personne ne vous oblige à copier-coller le total look. Le style Peaky Blinders s’emprunte, puis se réinvente. Mélangez avec vos vêtements préférés : un cardigan chiné, un blouson en cuir façon motard, une doudoune sans manches les jours plus froids. Même un tee shirt blanc bien coupé, rentré dans un pantalon chino à la coupe slim, permet de twister la silhouette Shelby vers une version plus contemporaine.
Osez les superpositions inattendues : trench à doublure satinée sur veste blazer structurée, pull col rond en cachemire sous veste courte à carreaux… Même les imprimés improbables, comme le léopard ou la marinière, trouvent leur place si le reste de la tenue reste sobre et bien taillé.
Le vrai secret ? Choisir des textiles nobles, accorder les coloris à votre humeur du jour, et toujours – toujours ! – préférer une coupe parfaitement ajustée à une coupe ample. Le but : affirmer ton style tout en rendant hommage à l’élégance britannique, à la fois intemporelle, libre et pleine d’allure. On ne copie pas un vestiaire, on écrit sa propre histoire.
L’appel de l’allure : inspirez-vous et lancez-vous
On ne s’habille jamais vraiment « pour ressembler » aux Peaky Blinders. On le fait pour ressentir cette assurance presque palpable, ce frisson dans la nuque lorsqu’on referme la boutonnière du gilet ou qu’on ajuste la boucle d’une montre à gousset. Le style, c’est une aventure : celle d’oser affirmer sa personnalité, au bureau comme lors des grandes occasions, en décontracté comme en version smoking impeccable.
Que vous soyez inspiré par les costumes foncés, le velours côtelé, le col châle, ou le charme discret d’un gilet cintré, osez transformer votre garde-robe en vestiaire authentique. Nul besoin d’être Tommy, Arthur ou Polly : créez votre propre roman urbain. Testez, ajustez, mélangez les matières et les accessoires. Prenez le temps d’admirer la mécanique finement ciselée d’une montre gousset, de sentir la douceur d’un foulard bien choisi. Parce que, souvent, tout commence par une sensation.
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